Cancer du vagin

Plus de trois quarts des cancers du vagin sont liés à une infection par un HPV à haut risque,[1] principalement les types 16 et 18. Avec 19 000 nouveaux cas diagnostiqués chaque année dans le monde, il s’agit de l’un des cancers gynécologiques les plus rares. Chaque année, 8 000 femmes en meurent dans le monde.[2] En Belgique, 36 nouveaux cas ont été diagnostiqués en 2023.[3]

Le cancer du vagin survient plus fréquemment à un âge avancé, avec un pic autour de 70 ans, mais des femmes plus jeunes peuvent également être touchées.

Symptômes

Les lésions précancéreuses et les cancers du vagin à un stade précoce ne provoquent généralement aucun symptôme. Lorsque la maladie est plus avancée, les symptômes ressemblent fortement à ceux du cancer du col de l’utérus, ce qui est logique puisque le vagin est situé juste sous le col de l’utérus. Le cancer du vagin est souvent découvert en raison de saignements ou de la présence d’une grosseur palpable dans le vagin.

Important : si un symptôme persiste plus de quelques semaines, faites-vous examiner par un médecin ou un gynécologue.

Facteurs de risque

Plus de trois quarts des cancers du vagin sont causés par une infection persistante par un HPV à haut risque. Dans la plupart des cas, l’organisme élimine spontanément le virus, mais ce n’est pas toujours le cas. Le fait de ne pas être vacciné(e), de fumer, d’avoir un système immunitaire affaibli ou d’être plus âgé(e) complique l’élimination du virus par votre organisme. Si vous avez été traitée par le passé pour une lésion précancéreuse sévère du col de l’utérus, vous présentez un risque plus élevé de développer une lésion du vagin des années plus tard.

Diagnostic

Pour confirmer le diagnostic, le médecin réalise un examen au spéculum — souvent complété par une colposcopie du vagin — et prélève un échantillon de tissu dans la zone suspecte. Des examens complémentaires sont ensuite réalisés afin de déterminer l’étendue de la maladie : une IRM du bassin permet de visualiser précisément la tumeur, tandis qu’une TEP-TDM (PET-CT) permet de vérifier si des ganglions lymphatiques ou d’autres organes sont atteints. Comme la tumeur est parfois difficile à visualiser, ces examens peuvent être réalisés sous anesthésie générale. Déterminer avec précision l’extension de la tumeur dans le vagin est essentiel pour planifier la curiethérapie.

Traitements

Le traitement est toujours personnalisé. Il tient compte du stade de la maladie, de votre état de santé général, d’un éventuel désir de grossesse et de vos préférences.

Le traitement du cancer du vagin dépend fortement de la localisation de la tumeur dans le vagin. Lorsque la tumeur est proche de la vulve, le traitement est similaire à celui du cancer de la vulve. Lorsqu’elle est plus profonde, la prise en charge est comparable à celle du cancer du col de l’utérus. Dans la plupart des cas, l’association d’une chimiothérapie et d’une radiothérapie constitue le traitement de référence. Elle est complétée par une curiethérapie, une forme de radiothérapie interne essentielle pour assurer le contrôle local de la tumeur. La chirurgie n’est une option que pour les petites tumeurs situées dans la partie supérieure du vagin.

En savoir plus ?

[1] Advancing public health: a roadmap to the implementation of tools required to eliminate HPV related cancers and diseases in Belgium by 2030 White paper 5 March 2026
[2] Globocan 2022
[3] Belgian Cancer Registry, Brussel, 2026